accueil > SESSION 4 > 24

contribution 24 - PROSPER Pierre Richard

français english

thématiques

Peine et détention

Pierre-Richard PROSPER

version traduite

Merci, Monsieur le Président.

Je voudrais revenir sur ce que Thierry a dit en ce qui concerne les peines. Ce qui est intéressant dans ce Tribunal, c’est qu’au niveau des tribunaux internationaux, nous avons tous notre expérience unique ou nos différences culturelles, ainsi que nos antécédents juridico-culturels - si je puis dire.

Lorsque vous dites que les peines étaient trop dures, j’ai l’impression que vous vous fondez là sur votre point de vue qui est un point de vue européen. Aux États-Unis, par exemple, et dans d’autres régions du monde, vous avez d’autres perspectives ou d’autres points de vue.

Nous traitons notamment du génocide, c’est-à-dire des personnes qui ont tué des milliers de personnes. Est-ce qu’il pourrait ne pas être le génocide ? Cela pourrait être tout simplement les crimes de guerre ou des violations des droits de l’homme, du droit international humanitaire. Aux États-Unis, par exemple, lorsque vous tuez une personne, vous aurez une peine plus ou moins légère que d’autres personnes jugeraient assez dure si vous voulez. Mais nous avons une pratique qui, dans d’autres communautés, pourrait ne pas paraître normale.

Mais je ne pense pas qu’il faudrait la peine de mort ou la peine de détention à perpétuité pour tout le monde. Mais lorsque vous êtes convaincu de crime contre l’humanité ou de génocide, bon, nous pensons que, peut-être, il y a des gens qui pensent qu’on pourrait vous mettre en prison pour une dizaine d’années dans une prison plus ou moins confortable, ce n’est pas tout à fait ce que nous envisageons.

A. GARAPON

J’ai plusieurs demandes d’interventions. Le Président Byron, ensuite François Roux et François-Xavier Nsanzuwera.