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Les participants de la conférence

Le TPIR s’achemine progressivement vers sa fermeture. Alors que les procès de première instance auraient dû initialement se terminer en 2008, l’institution a été prorogée à trois reprises. En décembre 2010, il était prévu que les procès de première instance soient conclus d’ici décembre 2011. Bien que beaucoup de questions n’ont pas encore trouvé de réponse (la responsabilité des archives, les transferts, les juridictions compétentes pour les fugitifs pour n’en donner que quelques exemples), l’heure est pourtant aux bilans et aux rétrospectives. La Conférence de Genève de juillet 2009 visait à introduire ce cycle en insistant néanmoins sur certaines spécificités.


° La parole aux acteurs de la justice pénale internationale

Le TPIR est le fruit du travail de près de mille personnes : juges, avocats, procureurs, enquêteurs, membres du greffe, interprètes, sténographes, responsables de la protection des témoins, du centre de détention etc.

Répartis entre les différents organes de l’institution, occupant des postes médiatiques ou au cœur de la machine institutionnelle, par leur travail, leur choix et leur conception du travail judiciaire, ils ont influencé et vécu de l’intérieur les évolutions de l’institution au fil de ses plus de 16 ans d’activité. Au delà du personnel de l’institution, plus de deux à trois mille personnes ont contribué à modeler ce cadre judiciaire nouveau qu’il a fallu depuis 1994 grandement inventer : témoins, experts, journalistes, militants des droits de l’homme, représentants des États amenés à collaborer avec le TPIR. Le TPIR est le résultat de ces nombreuses interactions changeantes et forcément tributaires des circonstances et des rapports de force à l’œuvre.

Dans le cadre d’une réflexion sur le legs possibles du TPIR aux autres juridictions pénales internationales, il semblait essentiel de donner la parole aux protagonistes et de recueillir leur expérience. La particularité de la conférence de Genève et de ce site qui la prolonge est de laisser une grande place à ces acteurs.
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° Le pluralisme

Alors que les conférences internationales s’organisent souvent par « organes » (greffe, procureur, défense), l’originalité de la conférence de Genève est d’être parvenue à faire dialoguer les différentes catégories d’acteurs. Ce choix a donné lieu à des échanges originaux et a permis d’ouvrir des espaces de débats et de réflexion entre procureurs et avocats, avocats et témoins, experts et enquêteurs, universitaires et juges, juges et avocats, représentants des États et greffe, journalistes et service de protection des témoins etc.


Les participants n’ont pas été invités à livrer une communication écrite au préalable, mais à intervenir de manière spontanée sur les différents thèmes de discussions soumis au débat. Ce pluralisme sans exclusive, si ce n’est celle du négationnisme, a donné toute sa richesse aux retranscriptions intégrales des débats et motivé la création de ce site internet afin de partager cette réflexion collective et contradictoire.


° Le TPIR dans le temps

Le TPIR au fil de son existence a connu différentes périodes. L’institution s’est transformée au fil des enjeux qu’elle a rencontrés et des personnes qui ont été amènes à les gérer. Entre 1994 et 2010, le Tribunal a considérablement évolué et construit progressivement et parfois dans des directions opposées son héritage.
Pour rendre compte de cette temporalité, les participants n’ont pas été invités simplement au regard de leur fonction actuelle mais aussi en fonction de leur travail passé avec le TPIR, enrichi depuis par des expériences dans d’autres juridictions internationales. Cette inscription dans le temps a permis de dialoguer avec deux Procureurs du TPIR, plusieurs Chefs des poursuites, des personnes de la « première heure », des avocats aujourd’hui engagés dans d’autres institutions. Cette rétrospective inscrite dans le temps, préoccupée d’une dimension comparative, dégagée de certaines contingences immédiates, a garanti aux débats le recul nécessaire à une réflexion située et conséquente.


° Le cachet universitaire

L’ensemble du projet a été porté par des instances universitaires qui ont pu maintenir jusqu’au bout leur indépendance que ce soit dans les invitations, l’organisation des débats ou la capitalisation de la conférence. Cette démarche académique a été rendue possible grâce à la grande compréhension de nos soutiens qui ne sauraient être trop remerciés pour cette conception respectueuse de la coopération universitaire.



Nous vous invitons donc à découvrir les différents participants, présentés en fonction de la catégorie d’acteurs au titre de laquelle ils intervenaient :

Coopération des États // Juges et assistants // Bureau du procureur // Greffe // Avocats de la défense// Témoins// Journalistes // Universitaires et présidents de séances

Vous y trouverez :


Nom et photo du participant(e)

≈ Fonction (passée ou présente) en lien avec le TPIR

º Fonction en 2010

Liste et liens vers les contributions du participant



Autres modalités de navigation :

Rubrique Verbatim : accédez directement à l’intégralité de leurs interventions par session


Rubrique Moteur de Recherche : opérez des recherches sur les retranscriptions par mots clés et par participant.